Arsy

Dans le cadre de notre rubrique historique, notre attention s’est portée sur les principales modifications qu’a connues Arsy depuis le début du XXe siècle.

Les services institutionnels et publics

Jusqu’au milieu des années 50, la mairie était située au 93 rue de Picardie. Le bâtiment est nettement reconnaissable grâce à son petit clocher. Aujourd’hui, la bibliothèque et les locaux des associations y sont installés.

Avant qu’elle ne soit transférée à Estrées-Saint-Denis dans les années 30, la gendarmerie se situait en face de l’actuelle mairie. Le chemin de fer s’arrêtait à la gare d’Arsy-Moyvillers qui fut transformée en une habitation depuis la fermeture de la ligne.

Les services postaux sont installés à Arsy depuis le 5 février 1899. Ils étaient abrités initialement dans un autre bâtiment, situé à côté de l’actuel bureau de poste.

Les changements sur la rue de Picardie

Ils intervinrent essentiellement au cours de la 2nde partie du XXe siècle. Cette rue, appelée pendant une longue période rue Principale, connut deux changements majeurs. Le premier concerna la déviation de la Route Nationale qui fut mise en service au milieu des années 60.
Le second point porta sur le type même des constructions. La rue principale n’était quasiment bordée que de granges jusqu’au début des années 60. Certaines d’entre elles, parfois en torchis, furent abattues. Les autres, souvent en pierre et brique, ont été conservés. Soit elles gardèrent leur vocation initiale, soit elles furent transformées en habitation au cours des années 70 et 80.

Les mares dans le village

C’est un détail qui peut paraître anecdotique mais qui changea l’aspect du village : la disparition des mares. Arsy en comptait 3 : une à côté de l’église, une le long de l’actuelle ruelle de la Huchette et une à l’intersection entre la rue de Picardie / la rue d’En-Bas. Elles furent rebouchées au cours des années 50.

…et les puits

Une dizaine de puits, qui caractérisaient ce « Vieux-Arsy », ne connurent qu’un répit de courte durée pour subir une disparition analogue quelques années plus tard. Aujourd’hui encore, leur emplacement peut se repérer par des dalles en béton. Le château d’eau fut construit, suivi de l’installation de l’eau courante vers 1950, contribuant à améliorer la qualité de vie des habitants.

Arsy et les plants de vigne

Une autre disparition notable, mais plus méconnue : celle des vignes. Jusqu’au tout début du XXe siècle, des plants étaient cultivés au nord du village (qui correspond actuellement aux champs le long de la Route Nationale). Leur disparition, déjà bien entamée dans la région, s’accéléra à cause d’une maladie : le phylloxera (sorte d’invasion de pucerons particulièrement dévastateurs). Certains habitants conservèrent quelques ceps dans leur jardin, qui disparurent à leur tour au cours des décennies suivantes.

L’agrandissement du village

Depuis le début de la seconde partie du XXe siècle, le nombre d’habitations s’est considérablement accru, donnant au village son aspect actuel. Ce phénomène se caractérisa par 3 grandes phases de construction, la 1re étant le lancement du lotissement du Pré Neuf à la fin des années 60.
Les 2 autres sont plus récentes avec le lotissement du lieu-dit « Le Parc » sorti de terre à partir de la fin des années 70 ou au début des années 80. Le lieu-dit « La Tour » avec sa zone artisanale fut aussi l’objet de nouvelles constructions. Ils permirent l’installation de nombreuses familles, jeunes, originaires d’Arsy ou non, ce qui contribua au dynamisme du village.

La Plaine des Sports

Dans cette logique, la Plaine des Sports vit le jour au début des années 90. Initialement dotée d’un terrain de football et de la salle 3000, elle a été adaptée en créant de nouvelles infrastructures pour garder sa convivialité. Les habitants peuvent s’y retrouver à l’occasion de différentes activités sportives, associatives ou festives. À noter que la salle 3 000 porte ce nom en référence aux 3 000 heures de travail effectuées par les bénévoles pour la construire.