La collecte des ordures ménagères (poubelle noire) sera assurée une semaine sur deux à partir du lundi 30 novembre 2026.
La collecte du tri (poubelle jaune), n’est pas concernée par ce changement de fréquence. Il est donc important de bien différencier les deux bacs : les emballages et papiers doivent aller dans la poubelle jaune, tandis que la poubelle noire doit contenir uniquement les déchets qui ne peuvent pas être triés, compostés, déposés en déchetterie ou orientés en filière spécifique.
L’évolution de la collecte concerne uniquement les ordures ménagères, c’est-à-dire les déchets qui vont dans la poubelle noire.
Attention, les ordures ménagères sont à différencier de l’appellation « déchets ménagers » : celle-ci concerne l’ensemble des déchets produits par les habitants d’un foyer.
La nouvelle organisation de collecte débute le lundi 30 novembre 2026.
Avant cette date, un calendrier de collecte sera distribué aux habitants.
Tous les habitants de la Plaine d’Estrées sont concernés (communes d’Arsy, Avrigny, Bailleul-le-Soc, Blincourt, Canly, Chevrières, Choisy-la-Victoire, Epineuse, Estrées-Saint-Denis, Francières, Grandfresnoy, Hémévillers, Houdancourt, Le Fayel, Longueil-Sainte-Marie, Montmartin, Moyvillers, Remy, Rivecourt).
Les professionnels sont concernés dès lors qu’ils produisent un volume de déchets ménagers assimilables à ceux des particuliers et dans la limite de 1 980 litres par collecte.
En revanche, les déchets spécifiques liés à une activité professionnelle restent sous la responsabilité du professionnel et doivent suivre les filières adaptées.
Cette évolution répond à plusieurs enjeux : la hausse des coûts de traitement, l’augmentation du prix des carburants, les coûts liés à la collecte et la nécessité de limiter les dépenses du service déchets.
Depuis 2017, le taux de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) n’avait pas été augmenté par la Plaine d’Estrées alors que, dans un même temps, les charges du service ont fortement progressé.
En 2025, la gestion des déchets a coûté 2,177 millions d’euros, soit 120 € en moyenne par habitant. Sur ce montant, environ 70 € en moyenne par habitant étaient financés par la TEOM.
Adapter la fréquence de collecte des ordures ménagères (poubelle noire) permet de limiter les kilomètres parcourus, les coûts de collecte et les émissions liées aux tournées.
Cette évolution vise aussi à encourager un meilleur tri. Aujourd’hui, dans une poubelle d’ordures ménagères, environ 50 % du contenu pourrait être composté ou correspond à du gaspillage alimentaire, et 25 % pourrait aller dans le bac de tri. Outre l’argument écologique, une poubelle non triée impacte lourdement les frais de traitement des déchets.
L’objectif n’est donc pas seulement de collecter moins souvent, mais aussi de réduire ce qui se retrouve dans la poubelle noire et qui pourrait être trié, composté ou valorisé autrement.
La TEOM, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, sert à financer l’ensemble du service déchets : collecte, transport, tri, traitement, déchetteries, encombrants, déchets verts, équipements et maintenance des bacs.
L’augmentation de la TEOM peut donner le sentiment de payer plus pour une collecte moins fréquente des ordures ménagères. Cette inquiétude est compréhensible. Cependant, la TEOM ne finance pas uniquement le passage du camion devant chaque habitation : elle finance l’ensemble du service de gestion des déchets, dont les coûts ont fortement augmenté.
En 2025, la gestion des déchets a coûté 2,177 millions d’euros, soit 120 € en moyenne par habitant. La TEOM ne couvrait qu’une partie de ce coût, environ 70 € en moyenne par habitant. Une part importante restait donc à la charge du budget communautaire.
Le montant payé par chaque foyer ne dépend pas du nombre de personnes dans le logement, ni du nombre de fois où le bac est présenté à la collecte, ni de la quantité de déchets produite. Il est calculé à partir de la valeur locative cadastrale du logement (valeur définie par les services fiscaux), à laquelle s’applique un taux voté par la collectivité.
Ainsi, deux foyers d’une même commune peuvent payer des montants différents selon leur logement. Le montant peut également évoluer avec les bases cadastrales fixées par les services fiscaux, même lorsque le taux voté par la collectivité ne change pas.
Les professionnels sont concernés dès lors qu’ils produisent un volume de déchets ménagers assimilables à ceux des particuliers et dans la limite de 1 980 litres par collecte.
En revanche, les déchets spécifiques liés à une activité professionnelle restent sous la responsabilité du professionnel et doivent suivre les filières adaptées.
La poubelle noire doit contenir uniquement les déchets qui ne peuvent pas être déposés dans la poubelle jaune, apportés en déchetterie ou orientés vers une filière spécifique.
Pour limiter le volume du bac et les problèmes d’odeurs, quelques gestes sont importants :
- déposer les emballages et papiers dans la poubelle jaune ;
- composter les déchets alimentaires lorsque c’est possible ;
- stocker le bac à l’ombre si possible ;
- nettoyer régulièrement le bac noir d’ordures ménagères.
Les déchets alimentaires sont souvent ceux qui provoquent le plus d’odeurs. Les trier et les composter permet donc de réduire à la fois le volume de la poubelle et les nuisances.
La Plaine d’Estrées est consciente que certaines situations peuvent être plus compliquées : couches et autres protections, situation médicale, assistantes maternelles ou établissements particuliers. Une étude est en cours et une solution sera proposée avant la mise en place de la nouvelle fréquence de collecte.
Ce changement a été voté par les élus de la Plaine d’Estrées lors du Conseil communautaire du 3 mars 2026.
Le Conseil communautaire réunit des élus des communes du territoire. C’est là que sont prises les grandes décisions concernant les services gérés par la Plaine d’Estrées, comme la collecte des déchets.
Ces séances sont ouvertes à tous : les habitants peuvent donc y assister.
L’évolution de la collecte des ordures ménagères (poubelle noire) concerne les 19 communes de la Plaine d’Estrées.
Ce sont les modalités pour l’eau potable qui changent en fonction des communes, ce qui explique des mentions d’adressage différentes en en-tête de courrier.