Plaine nature – Les portraits métiers

Dans le cadre du festival Plaine Nature, nous mettons en lumière deux hommes qui œuvrent au quotidien dans le secteur de la gestion des déchets à travers des portraits métiers inspirants !

Ces professionnels, au cœur d’un métier indispensable mais souvent méconnu, nous partagent leur réalité sur le terrain. À travers leurs témoignages, découvrez les défis qu’ils relèvent chaque jour, les évolutions technologiques qui transforment leur travail, ainsi que la fierté d’assurer un service essentiel à nos collectivités.

Suivez leurs parcours pour mieux comprendre l’importance de leur mission et l’impact de la gestion des déchets sur notre environnement et notre qualité de vie.

Pouvez-vous décrire une journée type dans votre métier ?
Mon réveil sonne à 2h15 du matin. J’arrive à l’agence à 3h, le temps de m’habiller, puis nous nous dirigeons vers la cour pour mettre les camions en marche et effectuer les premières vérifications (état de fonctionnement et niveaux des véhicules). Ensuite, nous saisissons dans les tablettes la tournée à effectuer. Le premier départ de l’agence se fait vers 4h, souvent pour faire le plein de carburant au Bois de Lihus.
Les collectes commencent véritablement vers 3h45. Après 4 ou 5 heures de travail, une pause de 20 minutes est prévue pour prendre un café, puis nous repartons. Chaque journée comporte environ 7 heures de collecte, hors pause et vidage au quai de transfert.
Nous rentrons à l’agence vers midi, où nous faisons un point sur la journée et répondons aux éventuelles réclamations.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre travail quotidien ?
La circulation et la pression exercée par les automobilistes représentent une difficulté. Ils tentent souvent de forcer le passage lorsque nous débordons légèrement sur la gauche, ce qui complique la circulation.
Concernant les poubelles, elles doivent être placées par deux, mais les habitants ne respectent plus cette règle : chacun souhaite que sa poubelle soit devant sa maison, ce qui nous pose des problèmes d’organisation.
Le non-respect des règles de stationnement, surtout la nuit dans les villages, est également une difficulté. De plus, les éclairages publics s’allument tard, ce qui rend notre travail plus dangereux.
La collecte double, par exemple le vendredi à Estrées-Saint-Denis (collecte sélective et déchets verts en même temps), est aussi très pénalisante, car les habitants ne placent pas correctement leurs bacs.

Quels aspects de votre travail vous apportent le plus de satisfaction ?
Le service que nous rendons est notre priorité à tous. Nous avons à cœur de laisser les lieux aussi propres que possible et de fournir un travail bien fait.
Le sourire des habitants qui rentrent leurs poubelles après notre passage et nous remercient d’un geste de la main est également très gratifiant.

Pouvez-vous partager une anecdote marquante de votre expérience professionnelle ?
La période du confinement liée à la pandémie de Covid-19 a été la plus marquante pour moi. Toute la population était confinée, seuls les travailleurs essentiels, comme nous, étaient sur le terrain. La reconnaissance et la gentillesse des gens à ce moment-là étaient d’un tout autre niveau.
La vie continuait pour nous comme d’habitude, malgré les risques liés à cette nouvelle épidémie. Le volume de travail avait considérablement augmenté, mais la circulation et l’agitation habituelle avaient presque disparu. C’était une expérience unique.

Comment votre métier a-t-il évolué depuis que vous avez commencé ?
Le métier n’a cessé d’évoluer depuis que j’ai commencé, il y a 29 ans.
À mes débuts à Compiègne, les conteneurs n’existaient pas encore. Nous vidions à la main des poubelles dites « hermétiques », et nous traitions jusqu’à 30 tonnes par jour. Peu après, les conteneurs sont arrivés, d’abord dans les logements sociaux, pour nous faciliter la tâche.
Le tri sélectif venait juste d’être mis en place, les déchetteries étaient peu nombreuses, et nous chargions aussi les encombrants dans le camion. À l’époque, les ordures étaient directement envoyées en décharge, mais tout cela a bien changé, et tant mieux !
De plus, les camions n’étaient pas équipés de boîtes automatiques avant les années 2000. Aujourd’hui, toutes les bennes à ordures ménagères (BOM) en sont pourvues.
Enfin, je tiens à souligner que la relation avec les riverains a changé. À l’époque, la reconnaissance pour notre travail était beaucoup plus forte.

  Quels sont les équipements et les technologies que vous utilisez quotidiennement ?
Aujourd’hui, les véhicules et équipements n’ont plus rien à voir avec ceux d’autrefois, même si les anciens modèles nous dépannent encore parfois.
Les logiciels installés à bord des véhicules, en lien avec la communauté de communes (CCPE), nous permettent de signaler en temps réel les problèmes rencontrés lors des collectes : mauvais placement des bacs, stationnements gênants, erreurs de tri, etc.
Tous les bacs collectés sont comptabilisés et enregistrés. Les camions sont également équipés de caméras et de systèmes de géolocalisation, ce qui nous permet de prouver notre bonne foi en cas de réclamation concernant une rue non collectée, une dégradation de véhicule ou de mobilier urbain. Les chauffeurs prennent des photos pour justifier les problèmes rencontrés, et ces preuves sont transmises à la CCPE en cas de besoin.
L’arrivée en 2012 des camions à bras robotisé a considérablement modifié notre métier. Depuis cette date, la manière de collecter les déchets a radicalement changé.

Pouvez-vous décrire une journée type dans votre métier ?

Ma journée commence toujours par un tour du planning. Je vérifie les missions du jour : manutention des bacs, entretien et préparation des bacs pour les usagers – particuliers ou professionnels – qui viennent les récupérer. Les bacs endommagés sont une partie importante de mon travail : s’ils reviennent cassés ou pour un changement de taille, je les répare quand c’est possible. Sinon, je récupère les pièces encore utiles (comme les puces, les couvercles ou les roues) avant d’envoyer le reste en déchetterie si le bac est irrécupérable.

Je m’occupe aussi du stock et réalise un inventaire tous les mois, que ce soit au siège ou dans notre espace de stockage. Ensuite, j’assure l’entretien des espaces verts : au siège, sur la Halle des sports, le bas-côté de la RN31, et d’autres zones. Les tontes sont envoyées en déchetterie. Une autre partie de mes tâches consiste à ramasser les déchets sauvages dans les zones d’activités économiques (ZAE) et autour des points d’apport volontaire (PAV) dans les communes.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre travail quotidien ?

Travailler près de la circulation est un vrai défi, surtout quand j’entretiens les espaces verts sur les bas-côtés ou dans les zones commerciales. Cela demande une grande vigilance. Il y a aussi des situations peu agréables lors du ramassage des déchets sauvages, notamment quand on tombe sur des déchets qui ne devraient pas être là… il m’arrive même d’éviter certaines zones.

Un autre souci, ce sont les morceaux de verre aux points d’apport volontaire. Certains déchets sont mal déposés, ils dépassent des conteneurs et c’est dangereux. Une fois, je me suis coupé en arrachant des mauvaises herbes autour d’un conteneur. En me relevant, j’ai heurté un bout de verre qui dépassait – résultat : cinq points de suture.

Quels aspects de votre travail vous apportent le plus de satisfaction ?
J’aime beaucoup voir les espaces verts ou les zones d’activité propres et bien entretenus. C’est gratifiant de se dire qu’on a contribué à embellir le cadre de vie des habitants. J’apprécie aussi le contact avec les usagers qui viennent récupérer leurs bacs : ils sont souvent reconnaissants et contents d’avoir un service rapide et de proximité. Certains me remercient même pour les conseils que je leur donne. Une dame m’a même dit un jour qu’elle laisserait un avis positif sur le service sur les réseaux sociaux – ça fait plaisir !

Pouvez-vous partager une anecdote marquante de votre expérience professionnelle ?
Oui, je me souviens de mes premières leçons de conduite en véhicule automatique, un Kangoo électrique. Ophélie, l’ancienne chargée de gestion des déchets, m’a montré comment ça fonctionnait. J’étais complètement perdu au début, passer d’une boîte manuelle à une automatique, c’était une découverte ! On a bien rigolé tous les deux.

Comment votre métier a-t-il évolué depuis que vous avez commencé ?
Au départ, on n’avait presque pas de matériel – juste deux pinces et un marteau ! Aujourd’hui, le service a investi dans de nouveaux équipements, et ça rend le travail plus confortable et motivant. Par exemple, les rotofiles sont mieux entretenus et révisés régulièrement. J’ai commencé ici à mi-temps, puis je suis passé à plein temps, et c’est motivant de voir l’évolution du service.
De plus, les camions n’étaient pas équipés de boîtes automatiques avant les années 2000. Aujourd’hui, toutes les bennes à ordures ménagères (BOM) en sont pourvues.
Enfin, je tiens à souligner que la relation avec les riverains a changé. À l’époque, la reconnaissance pour notre travail était beaucoup plus forte.

Quels sont les équipements et les technologies que vous utilisez quotidiennement ?
Pour les espaces verts, j’utilise une tondeuse thermique, un tracteur-tondeuse et un rotofile. Pour le transport des bacs, je me sers du camion Master. Et bien sûr, je porte mes équipements de protection individuelle (EPI) : bleu de travail, gants, casquette ou casque, et des bottes. La sécurité, c’est indispensable.
L’arrivée en 2012 des camions à bras robotisé a considérablement modifié notre métier. Depuis cette date, la manière de collecter les déchets a radicalement changé.

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